02/04/2006

CPE 3 lettres de feu

 

Le Premier ministre a annoncé une mesure d’une gravité extrême le 16 janvier : la création du Contrat Première Embauche (CPE). C’est une insulte faite aux jeunes, l’humiliation de toute une génération. Ce contrat, avec sa période d’essai de deux ans qui permet de renvoyer sans préavis et quasiment sans indemnités, signifierait la disparition du droit du travail pour les jeunes. Comme le Contrat Nouvelle Embauche, il ne résoudra rien au problème du chômage. Le CPE, c’est le Contrat Précarité Exclusion : avec lui, finis les espoirs d’avoir un emploi stable, un logement, de fonder une famille, de faire des projets. Pire, c’est une triple peine pour toute une génération déjà en proie à la souffrance et à la désespérance : - condamnation définitive à être la première génération qui vivra moins bien que ses parents : le premier emploi détermine toute la vie active - interdiction de pouvoir se projeter dans l’avenir - condamnation à être un citoyen de seconde zone, un travailleur vulnérable et sans droit.

Le CPE, c’est « sois jeune et tais-toi ». C’est la conception de la jeunesse qu’ont Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin qui n’ont pas arrêté de faire la guerre aux jeunes en les insultant, en les méprisant, et en détruisant méthodiquement tout ce qui leur permettait de bâtir leur avenir. Ils ont ravagé l’éducation, aujourd’hui, ils essaient d’achever la jeunesse. Le MEDEF, dont la présidente a affirmé que « la jeunesse est un état de maladie dont on guérit », n’attendait que ça pour faire de l’entreprise une zone où les jeunes n’auraient en fait qu’un seul droit : celui de se taire et d’obéir, ou de prendre la porte du jour au lendemain.

Si la lutte contre le chômage et la précarité des jeunes n’avait pas été un alibi pour le gouvernement, il aurait pris d’autres mesures : relance de la consommation et du pouvoir d’achat, allocation d’autonomie individualisée, limitation du nombre de contrats précaires dans les entreprises, investissement massif dans l’éducation, la formation professionnelle et la recherche, programmation d’emplois publics, réduction du temps de travail...

Le gouvernement ne cesse de diviser pour mieux régner : cette fois il dresse les générations les unes contre les autres remettant au goût du jour le slogan des manifestations contre le SMIC jeune de Balladur « Papa, j’ai trouvé un emploi, le tien ». Nous appelons à la solidarité intergénérationnelle : c’est l’avenir de notre société qui se joue, tout le monde est concerné.

La colère gronde dans la jeunesse : Nous refusons le choix de civilisation que le gouvernement tente de nous imposer: celui d’une société violente où tous les droits conquis de haute lutte par nos aînés seraient sacrifiés. Nous refusons la disparition du droit du travail : tout ce qui est protégé est plus libre. Nous refusons la contrat première embauche et exigeons du gouvernement qu’il retire cette mesure injuste, inutile et humiliante.

Signez la pétition… ici

04:51 Écrit par FREEMEN@NO FLAG | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Hirsute Site tout à fait remarquable!

Une façon trivial de parler de mon site:
"Et d'en passer des heures devant la grille du lycée à se parler sur un pied et à cloper sans trop réfléchir. Heureusement.

Heureusement je suis dans le désert maintenant. Mimou déshabillé les couilles dans le sable. Moi sur la moquette et j'ai froid."

La suite sur http://hirsute.hautetfort.com

Cordialement

Écrit par : andy verol | 01/05/2006

avis contraire Je suis tout à fait contre ce qui est dit dans ce post.
Le CPE aurait pu complètement débloquer la crise qui dure en France depuis 20 ou 30 ans!!!
Pourquoi y a-t-il tant de chômage? Réponses: parce que les employés sont TROP protégés. La France est l'un (voir le) des pays les plus syndicalisé au monde. Mettez-vous bon sang pour une fois à la place des employeurs...embaucheriez-vous avec toutes les contraintes actuelles?
Le CPe aurait justement été l'occasion d'encourager les employeurs d'engager des jeunes, inexpérimentés, donc sans garantie, car les risques auraient été moindres. Ensuite cela aurait été aux jeunes de faire leur preuves pour garder leur place, au lieu de se plaindre perpétuellement ! Et même en cas de licenciement, ils auraient eu beaucoup plus de possibilité pour trouver un autre emploi par la suite. Regardez un peu autour de vous en Europe...les nombreuses initiatives qui ont eu lieu dans d'autres pays ont toutes eu des conséquences positives sur le taux de chômage et les gens ne s'en plaignent pas.
Trop de syndicats, trop de protection, trop de plaintes perpétuelles = grèves et manifs = aveuglement = CRISE !!!!!

Écrit par : Fab | 21/09/2006

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